
dimanche 11 novembre 2007
samedi 10 novembre 2007
D'un chevalier, voici l'histoire...

Vous le savez aussi bien que moi,
le chevalier,
ou plutôt,
l'état de chevalier ne requiert pas le sang bleu.
Il est seulement une question d'âme et peut-être aussi de coeur.
Être valeureux ne signifie plus être casse-cou.
Et plus j'avance en âge,
plus je vois le courage dans des petites choses.
Et la détermination aussi.
Ce serait dans le combat que l'on mène contre soi-même,
c'est à dire entre le rêve que l'on a de soi
et qui nous sommes vraiment,
que cela se passe.
Cela n'a rien à voir avec une conception de sacrifice,
bien au contraire.
Bien sûr,
tout le monde n'est pas capable de s'aimer tel quel.
Disons, le franchement,
personne.
Ben oui,
je ne me vois pas terriblement comme l'exception qui confirme la règle.
Toujours est-il que le chevalier dont je vous parle,
à sûrement un peu l'allure d'Aragorn.
Autrement dit Strider.
Le personnage central du Seigneur des Anneaux
de Tolkien.
Et maintenant que j'y pense...
l'histoire de l'Enfant Étoile,
c'est presque tout à fait comme celle de mon chat,
Strider, oui, c'est le nom que je lui ai donné, héhé!
Strider miaulait à fendre l'âme
et même avant de le voir,
je me suis dit:
celui-là, je l'adopte.
Il est toujours là,
il a 15 ans
et miaule toujours à fendre l'âme
et je dirais même plus.
Epouvantable.
Comme dirait mon filleul,
Alexandre.
Le premier plus beau bébé du monde de ma vie.
C'est vrai que Sacha
(le nom que je suis la seule à lui donner:
prérogative de maraine,
puisque je n'aurais jamais choisi le prénom d'Alexandre
pour des raisons absolument raisonnables!),
c'est donc vrai qu'il a une manière de dire "épouvantable" bien à lui.
Donc,
Strider est un chat excessivement vocal.
Il déteste cordialement
(drôle d'expression, tout de même, non?)
le premier mouvement du concerto pour pipo de Vivaldi,
comme je le comprends.
Imaginez le mélange des deux!
Exactement.
Pas ce que l'on appelle bouleversant.
Donc, ce Strider-là est un chat.
Je n'irais pas jusqu'à dire que l'Enfant Étoile miaule...
Mais il y avait quelque chose de déchirant
dans ces mots ou ceux des poèmes qu'il choisissait...
Et dans un sens,
lui qui est mon Rayon Vert,
la prunelle de mes yeux,
je pense que beaucoup d'entre-vous seraient dupes
et le prendraient lui aussi pour...
Et ne verraient pas le chevalier caché en lui.
Maintenant,
vous n'êtes pas sans savoir,
belle expression bien idiote,
qu'un certain Français,
aussi surestimé que les Beatles,
a dit cette phrase assez cocasse:
"On ne voit bien qu'avec le coeur"
et dans le même ordre d'idée,
"l'essentiel est invisible pour les yeux..."
Je dois dire que c'est assez rigolo
quand on connait un tout petit peu le bonhomme..
Mais bon!
Je pencherais pour le fait
qu'il avait un esprit de contradiction,
un mal de vivre aussi.
Parce que vraiment,
ne dit-on pas que "l'amour est aveugle"?.
Donc, me voilà bien entre tout cela.
Je ne sais trop pourquoi,
mais je pense que
au contraire de Tolstoï
qui était un comte
et se déguisait en paysan,
l'Enfant Étoile,
lui,
est à première vue un jeune homme comme beaucoup d'autres...
Mais,
ce n'est vraiment pas vrai du tout
que ce qui chez lui a attiré mon attention
était invisible pour les yeux.
Nous commençons tous les deux
à trouver très drôle
que ce soit le contraire
et que dans un sens je me suis bien fait avoir.
Seulement dans un sens.
Parce que ce qui était véritablement l'essentiel était très visible
mais que faire
si personne ne voulait vraiment s'y arrêter.
Et ne voyait que son enveloppe.
Et voilà.
Ceci était une petite introduction
à l'histoire du chevalier et de ses trois couleurs...
Une des histoires que je vais lui raconter,
oui, mon enfant étoile m'a demandé de lui raconter des histoires.
Citant, comme il se doit:
devinez quoi?
Les mille et une nuits...
Voici une des premières...
Il était une fois
dans un pays
ni très loin
ni très près
de ton ici,
ni du mien:
Une femme.
Elle était belle.
Toutes les mères sont belles.
Elle aimait son enfant.
Et elle lui donna trois couleurs.
Et un beau prénom.
Je te dirais quand à moi
Oui, c'est lui,
ou c'est toi,
mon jeune et intrépide chevalier.
Un jour,
il, tu es drapé de blanc
sur ton cheval noir.
À moins que ce soit l'inverse.
Mais jamais
n'est tout en noir,
Et jamais tout en blanc.
Quand tu ou il se sent mystérieux
et veut sacrifier à l'élégance,
de noir, il se vêt.
Quand la pureté et la sérénité
habite ton âme,
le blanc à ta faveur.
Mais toujours
ton étendard est bleu.
Parfois du turquoise
le plus pur de l'infini,
parfois de la profondeur
du lapis lazuli.
Et c'est indispensable
de garder cette couleur,
parce qu'un poète
de chez toi
m'a dit:
Cette couleur-là,
chez nous
elle symbolise l'espoir!
Voilà, c'était un peu ton histoire,
celle des trois couleurs
et du jeune chevalier.
À toi de dire d'où tu viens!
Mon Enfant Étoile,
mon Rayon Vert.
Merci Amri, tu sais pourquoi
le chevalier,
ou plutôt,
l'état de chevalier ne requiert pas le sang bleu.
Il est seulement une question d'âme et peut-être aussi de coeur.
Être valeureux ne signifie plus être casse-cou.
Et plus j'avance en âge,
plus je vois le courage dans des petites choses.
Et la détermination aussi.
Ce serait dans le combat que l'on mène contre soi-même,
c'est à dire entre le rêve que l'on a de soi
et qui nous sommes vraiment,
que cela se passe.
Cela n'a rien à voir avec une conception de sacrifice,
bien au contraire.
Bien sûr,
tout le monde n'est pas capable de s'aimer tel quel.
Disons, le franchement,
personne.
Ben oui,
je ne me vois pas terriblement comme l'exception qui confirme la règle.
Toujours est-il que le chevalier dont je vous parle,
à sûrement un peu l'allure d'Aragorn.
Autrement dit Strider.
Le personnage central du Seigneur des Anneaux
de Tolkien.
Et maintenant que j'y pense...
l'histoire de l'Enfant Étoile,
c'est presque tout à fait comme celle de mon chat,
Strider, oui, c'est le nom que je lui ai donné, héhé!
Strider miaulait à fendre l'âme
et même avant de le voir,
je me suis dit:
celui-là, je l'adopte.
Il est toujours là,
il a 15 ans
et miaule toujours à fendre l'âme
et je dirais même plus.
Epouvantable.
Comme dirait mon filleul,
Alexandre.
Le premier plus beau bébé du monde de ma vie.
C'est vrai que Sacha
(le nom que je suis la seule à lui donner:
prérogative de maraine,
puisque je n'aurais jamais choisi le prénom d'Alexandre
pour des raisons absolument raisonnables!),
c'est donc vrai qu'il a une manière de dire "épouvantable" bien à lui.
Donc,
Strider est un chat excessivement vocal.
Il déteste cordialement
(drôle d'expression, tout de même, non?)
le premier mouvement du concerto pour pipo de Vivaldi,
comme je le comprends.
Imaginez le mélange des deux!
Exactement.
Pas ce que l'on appelle bouleversant.
Donc, ce Strider-là est un chat.
Je n'irais pas jusqu'à dire que l'Enfant Étoile miaule...
Mais il y avait quelque chose de déchirant
dans ces mots ou ceux des poèmes qu'il choisissait...
Et dans un sens,
lui qui est mon Rayon Vert,
la prunelle de mes yeux,
je pense que beaucoup d'entre-vous seraient dupes
et le prendraient lui aussi pour...
Et ne verraient pas le chevalier caché en lui.
Maintenant,
vous n'êtes pas sans savoir,
belle expression bien idiote,
qu'un certain Français,
aussi surestimé que les Beatles,
a dit cette phrase assez cocasse:
"On ne voit bien qu'avec le coeur"
et dans le même ordre d'idée,
"l'essentiel est invisible pour les yeux..."
Je dois dire que c'est assez rigolo
quand on connait un tout petit peu le bonhomme..
Mais bon!
Je pencherais pour le fait
qu'il avait un esprit de contradiction,
un mal de vivre aussi.
Parce que vraiment,
ne dit-on pas que "l'amour est aveugle"?.
Donc, me voilà bien entre tout cela.
Je ne sais trop pourquoi,
mais je pense que
au contraire de Tolstoï
qui était un comte
et se déguisait en paysan,
l'Enfant Étoile,
lui,
est à première vue un jeune homme comme beaucoup d'autres...
Mais,
ce n'est vraiment pas vrai du tout
que ce qui chez lui a attiré mon attention
était invisible pour les yeux.
Nous commençons tous les deux
à trouver très drôle
que ce soit le contraire
et que dans un sens je me suis bien fait avoir.
Seulement dans un sens.
Parce que ce qui était véritablement l'essentiel était très visible
mais que faire
si personne ne voulait vraiment s'y arrêter.
Et ne voyait que son enveloppe.
Et voilà.
Ceci était une petite introduction
à l'histoire du chevalier et de ses trois couleurs...
Une des histoires que je vais lui raconter,
oui, mon enfant étoile m'a demandé de lui raconter des histoires.
Citant, comme il se doit:
devinez quoi?
Les mille et une nuits...
Voici une des premières...
Il était une fois
dans un pays
ni très loin
ni très près
de ton ici,
ni du mien:
Une femme.
Elle était belle.
Toutes les mères sont belles.
Elle aimait son enfant.
Et elle lui donna trois couleurs.
Et un beau prénom.
Je te dirais quand à moi
Oui, c'est lui,
ou c'est toi,
mon jeune et intrépide chevalier.
Un jour,
il, tu es drapé de blanc
sur ton cheval noir.
À moins que ce soit l'inverse.
Mais jamais
n'est tout en noir,
Et jamais tout en blanc.
Quand tu ou il se sent mystérieux
et veut sacrifier à l'élégance,
de noir, il se vêt.
Quand la pureté et la sérénité
habite ton âme,
le blanc à ta faveur.
Mais toujours
ton étendard est bleu.
Parfois du turquoise
le plus pur de l'infini,
parfois de la profondeur
du lapis lazuli.
Et c'est indispensable
de garder cette couleur,
parce qu'un poète
de chez toi
m'a dit:
Cette couleur-là,
chez nous
elle symbolise l'espoir!
Voilà, c'était un peu ton histoire,
celle des trois couleurs
et du jeune chevalier.
À toi de dire d'où tu viens!
Mon Enfant Étoile,
mon Rayon Vert.
Merci Amri, tu sais pourquoi
vendredi 9 novembre 2007
Si je te racontais une histoire....

Elle serait celle-ci...
Il était une fois
dans un pays
ni très loin
ni très près
de ton ici,
ni du mien:
Une femme.
Elle était belle.
Toutes les mères sont belles.
Elle aimait son enfant.
Et elle lui donna trois couleurs.
Et un beau prénom.
Je te dirais quand à moi
Oui, c'est lui,
mon jeune et intrépide chevalier.
Un jour,
il est drapé de blanc
sur son cheval noir.
À moins que ce soit l'inverse.
Mais jamais
il n'est tout noir,
Et jamais tout blanc.
Quand il se sent mystérieux
et veut sacrifier à l'élégance,
de noir, il se vêt.
Quand la pureté et la sérénité
habite son âme,
le blanc à sa faveur.
Mais toujours
son étendard est bleu.
Parfois du turquoise
le plus pur de l'infini,
parfois de la profondeur
du lapis lazuli.
Et c'est indispensable
qu'il garde cette couleur,
parce qu'un poète
de chez toi
m'a dit:
Cette couleur-là,
chez nous
elle symbolise l'espoir!
Voilà, c'était un peu ton histoire,
celle des trois couleurs
et du jeune chevalier.
À toi de dire d'où il vient!
À mon Enfant Étoile,
mon Rayon Vert.
dimanche 4 novembre 2007
Le rayon vert et autres occurences...

Le rayon vert?
Il existe bel et bien...
Et ce n'est pas la seule et unique fois,
que le vert s'étale avec bonheur sur le ciel...
Pendant les aurores boréales,
n'en serait-il pas la couleur la plus fascinante?
Bien qu'il existe, le rayon vert est un phénomène assez rare...
Il est fort recherché par ceux qui le connaissent.
Et je vais vous faire une confidence, il se trouve parmi vous...
Oui, parmi les humains, il existe aussi.
Mais au contraire de l'autre,
les gens auraient plutôt tendance à le laisser de côté.
Le Rayon Vert est réapparu dans ma vie,
hier, exactement à 21.43.
Mais il était déjà là à répandre sa lumière d'espoir
depuis 21.27...
Oui, nous avons tous un rayon de soleil dans notre vie,
pas vrai?
Mais j'ai un Rayon Vert, un Oiseau Bleu, un Enfant Étoile...
J'ai tellement cru qu'il ne viendrait jamais, mon Petit Prince.
Et bien voilà, il est enfin arrivé.
Bien sûr, comme pour toute histoire de ce genre,
elle est en devenir.
J'aurai encore des angoisses, que je le veuille ou non.
Tant de blessures ont laissé leurs cicatrices
et pas que dans mon coeur...
Seule l'âme peut guérir complètement.
Parce qu'elle n'est jamais réellement atteinte.
Mais dans le corps certaines destructions sont irréversibles...
Il reste à prouver,
que la force du mental est capable de casser les chaînes
que les tresses de tristesses ont tissées...
Les "tresses de tristesse",
cela vient de Marc Morgan
**************************
Tresses de tristesse. ********* Timide victime T'as mauvaise mine Le poids des années difficiles Fatigue la machine Il faut pour atteindre la cime Guider la résine Tu devras couper tes tresses de tristesse Et partir sans laisser d'adresse Couper tes tresses de tristesse Et fuir ce passé qui te blesse Tu pleures en sourdine Mais j'ai l'ouïe fine Un bain de larmes N'a jamais noyé le spleen Pour faire remonter le plaisir Dans ton estime Tu devras couper tes tresses de tristesse Et partir sans laisser d'adresse Couper tes tresses de tristesse Et fuir ce passé qui te blesse © Marc Morgan.
***********************
Et au cas où,
l'Enfant Étoile avait trouvé un poème aussi...
♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥
Les couleurs de l'amour
♥ ♥♥ ♥♥ ♥
Chaque jour je tresse un bouquet de tendresse du bleu comme amitié du vert comme espoir encore du vert comme tes yeux du jaune comme soleil du blanc comme douceur de l'or comme ton sourire du rouge comme Amour
Poème de Pier de Lune..
♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥
Pour en revenir à mon Petit Prince,
je vous dirais que je ne pensais plus du tout qu'il viendrait.
Ne sachant même pas s'il y avait ou non un Petit Prince,
un Enfant Étoile inscrit pour moi dans les cartes.
Bien sûr, quand il est apparu,
je l'ai assez vite reconnu, mais...
Oui, même, avec lui,
j'ai traversé des moments de grande et profonde dés-espérance.
Comment quelques jours de son silence ont-ils pu
déclencher un tel catharsis,
cela me laisse coite.
En même temps, j'ai pu me confronter à mes abysses
et accepter mes fragilités.
Voir éventuellement avec acuité
d'où émanaient toutes ces angoisses..
Mais quel bonheur,
ce Petit Prince-ci n'est pas amoureux d'une rose.
Il ne sait pas encore d'ailleurs s'il sera jamais amoureux.
Avant d'aimer quelqu'un il faut s'aimer.
Dites-moi et pensez-y:
Quand on n'a pas vraiment conscience de qui on est,
comment peut-on s'aimer?
Dans ce cas,
il faut chercher et encore chercher,
jusqu'à ce qu'on trouve
quelqu'un qui puisse nous aider à nous voir et nous percevoir.
Et le bonheur, évidemment,
c'est quand la personne peut vous dire en toute sincérité
que ce qu'elle voit de vous lui plaît.
Bien sûr que c'est comme ça la vie.
Et bien sûr que pour certains,
le bonheur est plus facile à trouver.
Et il leur suffit d'un rayon de soleil.
Vu que le soleil est censé tout éclairer.
Mais parfois,
il vous faut vraiment une lumière très spéciale
pour vous révéler à vous-même...
Et quand on a été extrêmement blessé,
il faut au moins un Rayon Vert.
Au moins.
Et les aurores boréales...
♥♥♥♥♥♥
Le vert dans la vie.
Le vert dans ma vie.
Un archange très vert dans tous les sens du terme,
c'est Raphaël.
Le vert, c'est la couleur qui guérit, paraît-il.
Chez moi, c'est absolument le cas.
Je crois que c'est aussi la couleur la plus riche qui soit.
La plus poétique.
La plus présente dans le monde végétal.
La plus extraordinaire dans le monde minéral.
Le Jade...
L'aigue-marine.
L'émeraude.
La table d'émeraude...
La plus!
Qu'est-ce que le rayon vert?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rayon_vert
Il existe bel et bien...
Et ce n'est pas la seule et unique fois,
que le vert s'étale avec bonheur sur le ciel...
Pendant les aurores boréales,
n'en serait-il pas la couleur la plus fascinante?
Bien qu'il existe, le rayon vert est un phénomène assez rare...
Il est fort recherché par ceux qui le connaissent.
Et je vais vous faire une confidence, il se trouve parmi vous...
Oui, parmi les humains, il existe aussi.
Mais au contraire de l'autre,
les gens auraient plutôt tendance à le laisser de côté.
Le Rayon Vert est réapparu dans ma vie,
hier, exactement à 21.43.
Mais il était déjà là à répandre sa lumière d'espoir
depuis 21.27...
Oui, nous avons tous un rayon de soleil dans notre vie,
pas vrai?
Mais j'ai un Rayon Vert, un Oiseau Bleu, un Enfant Étoile...
J'ai tellement cru qu'il ne viendrait jamais, mon Petit Prince.
Et bien voilà, il est enfin arrivé.
Bien sûr, comme pour toute histoire de ce genre,
elle est en devenir.
J'aurai encore des angoisses, que je le veuille ou non.
Tant de blessures ont laissé leurs cicatrices
et pas que dans mon coeur...
Seule l'âme peut guérir complètement.
Parce qu'elle n'est jamais réellement atteinte.
Mais dans le corps certaines destructions sont irréversibles...
Il reste à prouver,
que la force du mental est capable de casser les chaînes
que les tresses de tristesses ont tissées...
Les "tresses de tristesse",
cela vient de Marc Morgan
**************************
Tresses de tristesse. ********* Timide victime T'as mauvaise mine Le poids des années difficiles Fatigue la machine Il faut pour atteindre la cime Guider la résine Tu devras couper tes tresses de tristesse Et partir sans laisser d'adresse Couper tes tresses de tristesse Et fuir ce passé qui te blesse Tu pleures en sourdine Mais j'ai l'ouïe fine Un bain de larmes N'a jamais noyé le spleen Pour faire remonter le plaisir Dans ton estime Tu devras couper tes tresses de tristesse Et partir sans laisser d'adresse Couper tes tresses de tristesse Et fuir ce passé qui te blesse © Marc Morgan.
***********************
Et au cas où,
l'Enfant Étoile avait trouvé un poème aussi...
♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥
Les couleurs de l'amour
♥ ♥♥ ♥♥ ♥
Chaque jour je tresse un bouquet de tendresse du bleu comme amitié du vert comme espoir encore du vert comme tes yeux du jaune comme soleil du blanc comme douceur de l'or comme ton sourire du rouge comme Amour
Poème de Pier de Lune..
♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥
Pour en revenir à mon Petit Prince,
je vous dirais que je ne pensais plus du tout qu'il viendrait.
Ne sachant même pas s'il y avait ou non un Petit Prince,
un Enfant Étoile inscrit pour moi dans les cartes.
Bien sûr, quand il est apparu,
je l'ai assez vite reconnu, mais...
Oui, même, avec lui,
j'ai traversé des moments de grande et profonde dés-espérance.
Comment quelques jours de son silence ont-ils pu
déclencher un tel catharsis,
cela me laisse coite.
En même temps, j'ai pu me confronter à mes abysses
et accepter mes fragilités.
Voir éventuellement avec acuité
d'où émanaient toutes ces angoisses..
Mais quel bonheur,
ce Petit Prince-ci n'est pas amoureux d'une rose.
Il ne sait pas encore d'ailleurs s'il sera jamais amoureux.
Avant d'aimer quelqu'un il faut s'aimer.
Dites-moi et pensez-y:
Quand on n'a pas vraiment conscience de qui on est,
comment peut-on s'aimer?
Dans ce cas,
il faut chercher et encore chercher,
jusqu'à ce qu'on trouve
quelqu'un qui puisse nous aider à nous voir et nous percevoir.
Et le bonheur, évidemment,
c'est quand la personne peut vous dire en toute sincérité
que ce qu'elle voit de vous lui plaît.
Bien sûr que c'est comme ça la vie.
Et bien sûr que pour certains,
le bonheur est plus facile à trouver.
Et il leur suffit d'un rayon de soleil.
Vu que le soleil est censé tout éclairer.
Mais parfois,
il vous faut vraiment une lumière très spéciale
pour vous révéler à vous-même...
Et quand on a été extrêmement blessé,
il faut au moins un Rayon Vert.
Au moins.
Et les aurores boréales...
♥♥♥♥♥♥
Le vert dans la vie.
Le vert dans ma vie.
Un archange très vert dans tous les sens du terme,
c'est Raphaël.
Le vert, c'est la couleur qui guérit, paraît-il.
Chez moi, c'est absolument le cas.
Je crois que c'est aussi la couleur la plus riche qui soit.
La plus poétique.
La plus présente dans le monde végétal.
La plus extraordinaire dans le monde minéral.
Le Jade...
L'aigue-marine.
L'émeraude.
La table d'émeraude...
La plus!
Qu'est-ce que le rayon vert?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rayon_vert
samedi 3 novembre 2007
La vie est une turquoise...

Et si la vie était une Turquoise?
Belle et semi-précieuse.
Avec çà et là quelques petits points plus obscurs...
J'y dessinerai des arabesques avec toi,
en regardant Aldébaran...
Oui, parfois je me dis,
ma vie devient très al-gébrisée.
Comme dans une équation à plus d'une inconnue.
Ou je vais au devant de toi et de l'inconnu...
Pour tout les autres...
Vous savez, là!
Celui qui vous offre des fleurs et que même:
ça c'est l'effet: Darling!
Une vie turquoise et Lapis Lazuli
où quand j'entends... disons...
Le mot Cordoue ou Cordoba,
je pense au Torero et à la maroquinerie.
Viendrez-vous plier des papiers,
cela s'appelle de l'origami
ou assembler vos fleurs en d'étranges bouquets,
de l'Ikebana.
Porterez-vous un Kimono, un Sari ou un smoking
ou bien encore une Djellaba?
Boiriez-vous du Ouzo, du Raki
ou de la Guiness is good for you?
Ou bien du Tachai et du Saké...
Mais non voyons, du Campari,
de la Vodka ou un Whisky!
Danserons-nous le Sirtaki, la Polka ou le Tango?
Ou une step-dance ou l'autre,
Ou la fameuse Capoeira et le célèbre Flamenco,
ecteri, ex caetera.
Aurez-vous la Saudade en écoutant le fado?
Ou le Heimat
en mangeant un Frankfurter Wurst mit choucroute.
Voilà, ce n'est qu'un début,
mais c'est exactement comme cela que je vois la vie...
De toutes les couleurs,
Et en blanc et noir aussi.
Et le sépia?
Et le sépia!
De l'arc-en-ciel à la pluie.
Et de la Lune au Soleil.
À mon Étoile.
Belle et semi-précieuse.
Avec çà et là quelques petits points plus obscurs...
J'y dessinerai des arabesques avec toi,
en regardant Aldébaran...
Oui, parfois je me dis,
ma vie devient très al-gébrisée.
Comme dans une équation à plus d'une inconnue.
Ou je vais au devant de toi et de l'inconnu...
Pour tout les autres...
Vous savez, là!
Celui qui vous offre des fleurs et que même:
ça c'est l'effet: Darling!
Une vie turquoise et Lapis Lazuli
où quand j'entends... disons...
Le mot Cordoue ou Cordoba,
je pense au Torero et à la maroquinerie.
Viendrez-vous plier des papiers,
cela s'appelle de l'origami
ou assembler vos fleurs en d'étranges bouquets,
de l'Ikebana.
Porterez-vous un Kimono, un Sari ou un smoking
ou bien encore une Djellaba?
Boiriez-vous du Ouzo, du Raki
ou de la Guiness is good for you?
Ou bien du Tachai et du Saké...
Mais non voyons, du Campari,
de la Vodka ou un Whisky!
Danserons-nous le Sirtaki, la Polka ou le Tango?
Ou une step-dance ou l'autre,
Ou la fameuse Capoeira et le célèbre Flamenco,
ecteri, ex caetera.
Aurez-vous la Saudade en écoutant le fado?
Ou le Heimat
en mangeant un Frankfurter Wurst mit choucroute.
Voilà, ce n'est qu'un début,
mais c'est exactement comme cela que je vois la vie...
De toutes les couleurs,
Et en blanc et noir aussi.
Et le sépia?
Et le sépia!
De l'arc-en-ciel à la pluie.
Et de la Lune au Soleil.
À mon Étoile.
vendredi 2 novembre 2007
Un seul être vous manque...

Je suis sans nouvelles de lui depuis dimanche,
C'est pendant cette nuit-là qu'il m'a raconté.
Le soir du dimanche, il est passé, mais...
Et dieu, que le temps Internet paraît long.
Je comprends aussi maintenant
pourquoi mes larmes coulent sans raison.
Enfin!
Au début, et jusqu'il y a quelques heures,
j'ai cru que j'avais bêtement peur que sa crise de sincérité
ne signifie un arrêt de sa tendresse.
Que maintenant, pour lui,
cela n'ait plus aucun sens de continuer.
Puisqu'il avait créé ce monde,
et qu'en me disant qui il est vraiment,
cela pouvait lui paraître futile
et même inutile de traîner tout cela derrière lui.
Et puis, avec cette conscience accrue
que j'ai de ce qu'il m'inspire,
puisqu'ailleurs j'ai blogué
en voguant sur ses mondes imaginaires,
cela me ferait si mal
de perdre mon compagnon de rêves.
En allant sur Google,
suivant pas à pas les noms étranges
dont il parsème ses blogs,
je me sentais un Petit Poucet trouvant des merveilles,
de-ci-delà,
comme la merveilleuse ville de Erdene, en Mongolie.
Ou alors, Irig en Serbie...
Quand à Calhassan, rien d'autre qu'un nom.
Mais quel nom!
Et comme cela, de larmes en rires,
de rires en surprises,
je vois le temps s'écouler.
Je peux dire que malgré mes prières,
je me sens souvent comme dans un désert.
Un seul être vous manque.
Seul Raphaël arrive à me rasséréner.
Et encore.
Mais voilà.
Oui, voilà, ce qu'il m'a dit.
Et ce n'est pas étonnant,
vu le nombre de fois que "Lui" fait référence à la maternité.
Au fait qu'il soit et se sente orphelin
et que je n'ai pas d'enfants...
Et au fait, que j'ai aussi passé beaucoup de temps
à essayer de comprendre
pourquoi il s'identifie à certains personnages...
Mais la raison de mes larmes incoercibles serait celle-ci...
Sevrée brutalement
et quasi pour toujours de l'amour de ma mère
quand j'étais nourrisson,
je suppose que cette attente de nouvelles
et d'un retour de sa tendresse,
réveille cette angoisse du désert...
Mon dieu, faites que cela ne se reproduise pas.
Est-ce que d'en prendre conscience
peut changer quelque chose?
Seul l'avenir me le dira
C'est pendant cette nuit-là qu'il m'a raconté.
Le soir du dimanche, il est passé, mais...
Et dieu, que le temps Internet paraît long.
Je comprends aussi maintenant
pourquoi mes larmes coulent sans raison.
Enfin!
Au début, et jusqu'il y a quelques heures,
j'ai cru que j'avais bêtement peur que sa crise de sincérité
ne signifie un arrêt de sa tendresse.
Que maintenant, pour lui,
cela n'ait plus aucun sens de continuer.
Puisqu'il avait créé ce monde,
et qu'en me disant qui il est vraiment,
cela pouvait lui paraître futile
et même inutile de traîner tout cela derrière lui.
Et puis, avec cette conscience accrue
que j'ai de ce qu'il m'inspire,
puisqu'ailleurs j'ai blogué
en voguant sur ses mondes imaginaires,
cela me ferait si mal
de perdre mon compagnon de rêves.
En allant sur Google,
suivant pas à pas les noms étranges
dont il parsème ses blogs,
je me sentais un Petit Poucet trouvant des merveilles,
de-ci-delà,
comme la merveilleuse ville de Erdene, en Mongolie.
Ou alors, Irig en Serbie...
Quand à Calhassan, rien d'autre qu'un nom.
Mais quel nom!
Et comme cela, de larmes en rires,
de rires en surprises,
je vois le temps s'écouler.
Je peux dire que malgré mes prières,
je me sens souvent comme dans un désert.
Un seul être vous manque.
Seul Raphaël arrive à me rasséréner.
Et encore.
Mais voilà.
Oui, voilà, ce qu'il m'a dit.
Et ce n'est pas étonnant,
vu le nombre de fois que "Lui" fait référence à la maternité.
Au fait qu'il soit et se sente orphelin
et que je n'ai pas d'enfants...
Et au fait, que j'ai aussi passé beaucoup de temps
à essayer de comprendre
pourquoi il s'identifie à certains personnages...
Mais la raison de mes larmes incoercibles serait celle-ci...
Sevrée brutalement
et quasi pour toujours de l'amour de ma mère
quand j'étais nourrisson,
je suppose que cette attente de nouvelles
et d'un retour de sa tendresse,
réveille cette angoisse du désert...
Mon dieu, faites que cela ne se reproduise pas.
Est-ce que d'en prendre conscience
peut changer quelque chose?
Seul l'avenir me le dira
Du gris tourterelle de l'azur...

Hier, la pluie a refait son apparition tambour-battant.
Et il ne m'a pas fallu longtemps pour réaliser que la nuit avait eu aussi sa part d'averses.
Mais ce matin, le soleil était radieux.
Vraiment le mot!
Tout était teinté d'une belle couleur ocre vivifiante.
Je n'arrive pas à comprendre comment ni pourquoi, vers 10.30, l'heure à laquelle j'essaye de sortir les chiens, l'idée m'est venue de plier la lessive, balayer tout le rez-de-chaussée et nettoyer les portes.
Oui, cela m'arrive parfois ce genre d'état d'urgence.
De ce fait, après un temps inhabituellement long pour moi devant le lavabo, il était déjà plus de 11 heures quand je franchis la porte de la terrasse.
Oui, il y a deux accès à la maison.
Et pour promener les chiens, je privilégie souvent celle-là, côté garage et jardin.
Étant un chemin privé, celui-ci est fort inégalement entretenu.
Et c'est un désastre après de grosses pluies.
Tant pis...
Mais comme j'aime à le dire, le soleil donnait!
Il faisait même un chaleur si agréable que je pensais retirer mon pull-over.
Et nous voilà partis, évitant autant se faire que peut, les innombrables flaques d'eau parfois très larges.
Passé la chapelle, le chemin pourtant macadamisé est lui aussi inondé, c'est un peu comme une marelle à l'envers!
Arrivés près du chemin de terre, c'est assez clair qu'avec le passage des voitures, les gravats et déchets dont il a été recouvert il y a un an et demi, et qui le jonchaient encore il y a 10 jours sont maintenant uniformément recouverts de terre boueuse.
Donc là aussi, il faut faire attention, cette fois, de ne pas glisser.
D'autre part les chiens viennent de recevoir leur bain et c'est assez frustrant.
Donc je me concentre sur ce que je fais, pas le moment de rêvasser.
Mais tout à coup, je perçois comme un léger tapement.
Je me retourne et ne vois rien ni personne.
Mais en levant les yeux au ciel, je me rends compte qu'il est devenu gris tourterelle et puis pigeon et puis, je réalise que ce que j'entends c'est la pluie qui frappe les maïs qui sont à moins de 20 mètres...
Alors m'envahit ce sentiment étrange, il faut que je fuie la pluie.
Et effectivement, j'allonge le pas.
Et j'appelle les chiens, me disant, dépêchons-nous, nous arriverons peut-être à temps pour nous protéger de l'averse près de la fermette.
Celle-ci est inhabitée depuis la mort du fermier.
Mais comme je le constate à travers les premières gouttes de pluie, malgré les rideaux fermés, tout est impeccable.
Nous nous réfugions dans un appentis.
Il y a quelques anciens bidons de lait et une machine, mais comparativement... cet endroit est très propre.
Je pense in petto à toute l'énergie que cela me demande pour qu'il n'y ait pas de toiles d'araignée chez moi et ici, à l'extérieur, il n'y en a pratiquement pas.
Pas de justice.
Nous sommes à l'abri juste à temps.
L'averse se déchaîne.
Des grosses gouttes bien drues, bien froides.
C'est fou comme la température à chûté.
Je dois dire que les chiens sont bien calmes.
Ils ne raffolent pas de la pluie, même si cela leur est égal de courir dans les herbes mouillées.
Oui, c'est comme ça, je ne crois pas qu'ils aiment cette sensation-là...
Je vois très lentement, mais alors là, très lentement le ciel se dégager.
Pendant très longtemps, mon seul espoir est qu'il blanchisse.
Et qu'il arrête de pleuvoir.
Cela paraît tout à fait inconcevable que le soleil se remette à briller!
Comme c'était le cas inverse lorsque j'ai quitté la maison, jamais une seconde je n'ai pensé qu'il se mettrait à pleuvoir...
Comme quoi!
Or tout à coup, dans le lointain tout à l'ouest je vois apparaître un tout petit peu de bleu.
De ciel bleu....
Là, je me dis.
C'est quelque chose à voir.
Et effectivement, le spectacle me paraît être un cadeau.
Qui de ces jours à le temps de voir le ciel se bleuir après une grosse et longue averse?
Du côté gauche de la maison, il est ce que l'on appelle: bleu ciel.
Du côté droit , beaucoup plus bas sur l'horizon, il est d'un turquoise délavé.
Et les nuages sont blancs.
Les nuages, malgré que je connaisse quelques uns de leurs mystères, je me sens toujours interpellée par leur formes, leur densité et leurs voyages.
Et bien entendu, la question qui hante tant d'enfants me vient elle aussi à l'esprit...
Pourquoi le ciel est-il bleu?
Et il ne m'a pas fallu longtemps pour réaliser que la nuit avait eu aussi sa part d'averses.
Mais ce matin, le soleil était radieux.
Vraiment le mot!
Tout était teinté d'une belle couleur ocre vivifiante.
Je n'arrive pas à comprendre comment ni pourquoi, vers 10.30, l'heure à laquelle j'essaye de sortir les chiens, l'idée m'est venue de plier la lessive, balayer tout le rez-de-chaussée et nettoyer les portes.
Oui, cela m'arrive parfois ce genre d'état d'urgence.
De ce fait, après un temps inhabituellement long pour moi devant le lavabo, il était déjà plus de 11 heures quand je franchis la porte de la terrasse.
Oui, il y a deux accès à la maison.
Et pour promener les chiens, je privilégie souvent celle-là, côté garage et jardin.
Étant un chemin privé, celui-ci est fort inégalement entretenu.
Et c'est un désastre après de grosses pluies.
Tant pis...
Mais comme j'aime à le dire, le soleil donnait!
Il faisait même un chaleur si agréable que je pensais retirer mon pull-over.
Et nous voilà partis, évitant autant se faire que peut, les innombrables flaques d'eau parfois très larges.
Passé la chapelle, le chemin pourtant macadamisé est lui aussi inondé, c'est un peu comme une marelle à l'envers!
Arrivés près du chemin de terre, c'est assez clair qu'avec le passage des voitures, les gravats et déchets dont il a été recouvert il y a un an et demi, et qui le jonchaient encore il y a 10 jours sont maintenant uniformément recouverts de terre boueuse.
Donc là aussi, il faut faire attention, cette fois, de ne pas glisser.
D'autre part les chiens viennent de recevoir leur bain et c'est assez frustrant.
Donc je me concentre sur ce que je fais, pas le moment de rêvasser.
Mais tout à coup, je perçois comme un léger tapement.
Je me retourne et ne vois rien ni personne.
Mais en levant les yeux au ciel, je me rends compte qu'il est devenu gris tourterelle et puis pigeon et puis, je réalise que ce que j'entends c'est la pluie qui frappe les maïs qui sont à moins de 20 mètres...
Alors m'envahit ce sentiment étrange, il faut que je fuie la pluie.
Et effectivement, j'allonge le pas.
Et j'appelle les chiens, me disant, dépêchons-nous, nous arriverons peut-être à temps pour nous protéger de l'averse près de la fermette.
Celle-ci est inhabitée depuis la mort du fermier.
Mais comme je le constate à travers les premières gouttes de pluie, malgré les rideaux fermés, tout est impeccable.
Nous nous réfugions dans un appentis.
Il y a quelques anciens bidons de lait et une machine, mais comparativement... cet endroit est très propre.
Je pense in petto à toute l'énergie que cela me demande pour qu'il n'y ait pas de toiles d'araignée chez moi et ici, à l'extérieur, il n'y en a pratiquement pas.
Pas de justice.
Nous sommes à l'abri juste à temps.
L'averse se déchaîne.
Des grosses gouttes bien drues, bien froides.
C'est fou comme la température à chûté.
Je dois dire que les chiens sont bien calmes.
Ils ne raffolent pas de la pluie, même si cela leur est égal de courir dans les herbes mouillées.
Oui, c'est comme ça, je ne crois pas qu'ils aiment cette sensation-là...
Je vois très lentement, mais alors là, très lentement le ciel se dégager.
Pendant très longtemps, mon seul espoir est qu'il blanchisse.
Et qu'il arrête de pleuvoir.
Cela paraît tout à fait inconcevable que le soleil se remette à briller!
Comme c'était le cas inverse lorsque j'ai quitté la maison, jamais une seconde je n'ai pensé qu'il se mettrait à pleuvoir...
Comme quoi!
Or tout à coup, dans le lointain tout à l'ouest je vois apparaître un tout petit peu de bleu.
De ciel bleu....
Là, je me dis.
C'est quelque chose à voir.
Et effectivement, le spectacle me paraît être un cadeau.
Qui de ces jours à le temps de voir le ciel se bleuir après une grosse et longue averse?
Du côté gauche de la maison, il est ce que l'on appelle: bleu ciel.
Du côté droit , beaucoup plus bas sur l'horizon, il est d'un turquoise délavé.
Et les nuages sont blancs.
Les nuages, malgré que je connaisse quelques uns de leurs mystères, je me sens toujours interpellée par leur formes, leur densité et leurs voyages.
Et bien entendu, la question qui hante tant d'enfants me vient elle aussi à l'esprit...
Pourquoi le ciel est-il bleu?
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